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117 rubans noirs pour une enquête indépendante et transparente sur le décès de Guy Blouin

Québec, le 3 décembre 2014 – Des citoyens et des citoyennes ainsi que  plusieurs organismes du quartier Saint-Roch ont souligné à leur façon les trois mois écoulés depuis le décès de Guy Blouin. Ils et elles ont accroché 117 rubans noirs sur le parvis de l’Église Saint-Roch afin de rappeler les doutes qui pèsent sur le processus d’enquête de la police sur la police.

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La communauté continue de se mobiliser

L’action symbolique d’aujourd’hui marque le début d’une nouvelle démarche citoyenne pour faire bouger les choses dans le quartier. Suite aux événements tragiques de septembre, la Table de quartier l’Engrenage de Saint-Roch, la Ligue des droits et libertés- section de Québec, le Regroupement d’éducation populaire en action communautaire de Québec et Chaudière-Appalaches et SHERPA ont organisé,  en novembre, une rencontre dans le sous-sol de l’église Saint-Roch afin de discuter des enjeux soulevés par le décès de Guy Blouin. Une cinquantaine de personnes de divers horizons avaient alors répondu à cette invitation. Les résultats de cette démarche ont d’ailleurs été déposés au Conseil de quartier Saint Roch le 27 novembre dernier.

Pour une amélioration des relations entre citoyens et policiers

Les participants et participantes y ont décrit une situation particulièrement préoccupante. « Ce n’est pas par hasard si les gens ont réagi fortement au décès de Guy Blouin. Les gens les plus marginalisés du quartier vivent quotidiennement du profilage de la part des forces policières, pire, elles n’osent plus dénoncer les abus dont elles sont victimes, car elles craignent de subir des représailles. Quand on demande à ces personnes si elles croient dans l’impartialité des enquêtes sur les bavures policières, la réponse est quasi unanime, le lien de confiance est rompu, » a déclaré une intervenante du quartier.

Ce  lien de confiance est essentiel au maintien de la crédibilité des forces policières. C’est pourquoi les citoyens et les citoyennes, ainsi que les groupes présents réclament la mise en place d’une enquête véritablement indépendante et transparente. «De 2011 à 2013, sur 117 enquêtes policières impliquant d’autres policiers, une seule a abouti à une mise en accusation. Si on veut rétablir ce lien de confiance, la communauté a besoin de réponses fiables et crédibles.» a ajouté un participant à la rencontre.

Finalement, cette démarche révèle que les citoyens veulent voir des changements dans le quartier, et qu’ils sont mobilisés pour y parvenir.

 

Le Comité du 3 septembre

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